Worried Lebanese

thought crumbs on lebanese and middle eastern politics

Archive for July, 2011

La Syrie en six scenarii et une bonne dose d’élucubrations géopolitiques

Posted by worriedlebanese on 18/07/2011

"And Assad vanquished"... Found of facebook

Peut-on imaginer un pire article sur la crise syrienne que celui paru dans Le Mondece mardi ? Si vous l’avez raté, retrouver l’article de Hosham Dawod, “Quand le régime syrien tombera”, ici. L’analyse politique y est réduite au plus bas degré d’une discussion de comptoir au café de commerce… mais cette fois estampillée « CNRS ».  Son auteur est anthropologue, mais il le cache bien. Loin de toute approche anthropologique, il s’adonne à la spéculation politique la plus débridée en montant d’abord des scénarii sans rapport avec la dynamique socio-politique qui a cours en Syrie, pour ensuite enchainer dans des digressions géopolitiques « comme on les aime ». Mais alors pourquoi s’attarder sur son texte et perdre quelques heures dans son analyse et sa discussion ? L’exercice peut paraître futile si l’on cherche à comprendre ce qui se passe en Syrie. Mais il se révèle extrêmement intéressant si l’on cherche à éviter de tomber dans les mêmes écueils en s’adonnant à une analyse aux mêmes ambitions prospectives.

J’imagine d’abord que l’auteur de l’analyse se veut de gauche puisqu’il ajoute une couche économique à son analyse qui se veut renseignée sur les dynamiques ethniques au sein des différents pays du Proche-Orient. Mais cette couche est bien mince, à l’image de l’analyse. En fait, peu importe les préférences idéologiques de l’auteur, puisqu’elles n’ont pas d’incidence sur sa soi-disant analyse. Celle-ci appartient à un genre qui dépasse tout cantonnement idéologique, celui qui domine les analyses du Proche-Orient, quelque soit l’appartenance nationale ou idéologique de leurs auteurs.

La spéculation scénaristique
Même s’il énumère 5 scenarii, l’auteur en vérité présente 6, mais qualifie la première de modèle. Le plus surprenant dans l’exercice est qu’il n’essaie que rarement de mesurer les chances de matérialisation du scénario. Bon, il est vrai que l’information disponible sur la Syrie est à la fois réduite et médiocre. Le régime et ses opposants se sont lancés dans un exercice de désinformation totale qui s’articule autour de deux idées :
–       le régime prétend que les protestataires sont islamistes et manipulés par l’étranger. Il a donc tendance à éliminer ou à mésestimer toute information qui va dans le sens d’une protestation authentiquement syrienne et économique, même si elle est à dominante arabo-sunnite.
–       les opposants prétendent que le régime est strictement aléouite (comme si une communauté pouvait gouverner…) et que la répression est soutenue par des forces chiites (Iran et Hezbollah). Tout élément qui n’entre pas dans cette lecture strictement communautaire est ignoré.

On comprend que l’auteur évite de peser les différents scenarii pour des raison quantitatives et qualitatives liées à l’information. Mais alors quel est l’intérêt de cette spéculation scénaristique ?
Il aurait dû commencer par énumérer les ingrédients de cette crise… tout au moins ceux que nous connaissons. Certes, il en mentionne un grand nombre en passant mais sans s’y attarder et sans les intégrer dans une analyse de la dynamique.

Passons en revue les différents scenarii qu’il énumère et essayons de les retraduire en terme plus significatifs

  1. Scénario de l’équilibre entre répression et de réforme « à l’Algérienne ». C’est en gros la voie choisie par le régime. Mais ce scénario a été accompagné par une guerre civile d’une violence extrême (1991–2002) et d’un accaparement du pouvoir (et des ressources rentières) par l’armée qui gère seul un processus de réforme extrêmement lent et hésitant (depuis 2002). La situation en Syrie est bien différent. On ne peut pas encore parler de guerre civile et il n’est pas certain que le régime puisse survivre longtemps avec un niveau de contestation qui risque d’accroitre.
  2. Scénario répressif réussi : comme en « Iran en 2009 ». Là aussi, la situation est différente et en annonçant très tôt des réformes, le régime a montré qu’il voulait combiner répression et réforme. Ceci est bien différent de la situation Iranienne où le régime ne voulait même pas entendre parler de réforme.
  3. Scénario de la réforme du régime. Avec une absence totale de crédibilité, cette option semble peu probable
  4. Scénario de la dissension au sein du régime « à l’égyptienne » ou « à la tunisienne ». Encore faut-il qu’il y ait des institutions autonomes qui puisse procéder à un “coup d’État” comme en Egypte et en Tunisie. Mais ces institutions n’existent pas en Syrie. Et ce scénario ne pourra faire surface que si le régime s’entredéchire, avec le risque que ce déchirement précipite sa chute.
  5. Scénario de la dissension au sein des élites au pouvoir. Là aussi, il faudrait qu’une partie de l’élite soit sûr qu’elle court peu de risque à ce dissocier du régime. Ce n’est manifestement pas le cas aujourd’hui.
  6. Scénario de l’intensification du cycle « protestation/répression » et de la polarisation ethnique de la société qui mène à la guerre civile. La Syrie est déjà dans ce scénario, tout au moins la première partie, celle de la polarisation ethnique de la société.

Les élucubrations géopolitiques
Hosham Dawod passe en revue : la Turquie, la Jordanie, l’Iraq, Israël… Après nous avoir confié d’un ton marqueur que « l’Orient arabo-musulman se fait et se défait dans l’imaginaire de certains politiques locaux en adoptant toujours la forme du croissant », c’est dans ces même termes qu’il prétend analyser les préférences des différents régimes au Proche-Orient ou en Occident.
Mais en fait, il n’avait pas besoin de tous ces développements pour arriver à une conclusion qui semble évidente. Tous les régimes craignent l’écroulement du régime syrien, et préfère qu’ils moyennant quelques réformes.

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Les effets de la transition syrienne: rébellion, réforme ou révolution?

Posted by worriedlebanese on 17/07/2011

Carte de la Contestation

Le niveau de la contestation politique en Syrie est tel que l’on peut indéniablement parler de rébellion. La grande question que tout le monde se pose est de savoir si cette rébellion va être écrasée ou si elle va réussir à renverser le régime en place. Il est indéniable que la Syrie s’est engagée dans une “transition” depuis plus de dix ans, suite au décède de Hafez al-Assad et à l’avènement de son fils, Bachar. Effectivement, on peut remarquer d’importants changements sur plusieurs plans: économique, politique, culturel et communautaire.

Une économie mixte ou à deux vitesses 
Depuis l’arrivée au pouvoir de Bashar Assad, l’économie syrienne s’est considérablement transformée. Elle est devenu en quelque sorte mixte : elle a conservé sa dimension socialiste et elle a intégré une dimension capitaliste. D’un côté, l’économie traditionnelle et “socialiste” s’est écroulée, et de l’autre de nouveaux secteurs se sont développés. Mais au lieu d’intégrer ces deux dimensions, elle les a complètement dissocié. Ceci a donné naissance à une économie à deux vitesses qui est en contradiction avec l’idéologie officielle et qui ne répond pas aux attentes de la majorité des Syriens. Le résultat est l’augmentation du chômage, la destruction ou l’appauvrissement de certains secteurs de l’économie (artisanat, agriculture traditionnelle), la production de nouvelles richesses et de nouvelles habitudes de consommation (nouveaux complexes industriels, expansion du secteur éducatif privé, intégration dans l’économie mondialisée avec entrée d’enseignes internationales…).

Une dissonance politique entre discours et pratique
Le régime tout en prônant l’ouverture s’est en fait considérablement refermé depuis son retrait du Liban. Une partie de la « vieille garde » a été écartée du pouvoir. Et plus de quarante ans de gestion politique informelle (qui ne respecte pas les institutions et les divisions fonctionnelles du pouvoir, mais qui fonctionne à travers de multiples réseaux transversaux) a évidemment vidé les institutions de toute substance et font apparaître ces institutions pour ce qu’elles sont, des coquilles vides, ou plutôt des cadres dépourvus de toute autonomie qui sont investis par des forces qui les traversent et qui les dépassent.
Tant que ce système satisfaisait la population sur le plan économique en assurant une répartition des richesses perçue comme équitable, les citoyens syriens étaient prêts à répéter le discours officiel et à y adhérer en dépit de son caractère formel (dogmatique et détaché de la réalité). Mais depuis que les différences de classe sont de plus en plus visibles, le discours économique sonne de plus en plus creux et la légitimité du régime se trouve ébranlée.
En fait, l’étendue de la gestion informelle par le régime est telle que l’on ne peut même plus le qualifier de « baasiste » puisqu’il a également vidé le parti baas de toute substance.  

L’accès à la production culturelle occidentale 
En dépit des bouleversements économiques des dernières années, la transition culturelle de la Syrie n’a pas encore atteint le même degré que l’Egypte et la Tunisie par exemple, en raison de l’isolement relatif de la Syrie sur ce plan et son entrée tardive dans le processus. Effectivement  les élites culturelles syriennes sont relativement peu mondialisées ou intégrées à des structures transnationales (à la différence de leur pendant Egyptien et Tunisien). Au niveau des classes moyennes, l’accès à la production culturelle occidentale (à travers l’internet et les satellites) progresse mais n’a pas encore atteint un degré suffisant pour influer sur la dynamique politique.
Toutefois, les mouvements de rue massifs et pacifiques de 2005 au Liban, et de 2011 en Egypte et en Tunisie ont certainement enrichi la culture politique syrienne en y intégrant une nouvelle forme de pratique politique.

La confessionalisation des discours
La Syrie n’a jamais expérimenté pleinement avec un système formel de répartition communautaire du pouvoir, à la différence du Liban. Je dis pleinement parce qu’en fait, on peut déceler en ces matières quelques expérimentations formelles et une pratique informelle.
Sur le plan formel, le régime syrien privilégie principalement les Arabes et quelque peu les Musulmans au sein de sa population puisqu’il se veut strictement Arabe et considère la Shari’a comme étant une source de la législation tout en réservant la présidence de la république à un musulman. La proclamation de l’arabité de la Syrie a effectivement eu des incidences pratiques sur les minorités : elle s’est accompagnée d’une politique d’arabisation à l’encontre de ses minorités non-arabes : kurdes, turques, arméniennes, assyriennes et gitanes. Et s’est mise en pratique à travers des instruments d’ingénieurie ethnique (« ethnic engineering ») à l’encontre de la communauté kurde : exclusion de la nationalité, négation de la langue et colonisation arabe dans ses régions.
Sur le plan informel, on trouve une pratique qui prend en compte des considérations communautaires. Ceci s’effectue à travers la constitution de relations de confiance à dominante confessionnelle qui manipulent des réseaux d’influences et d’intérêts. Il existe par ailleurs une autre pratique informelle de gestion du pluralisme communautaire. Celle si s’opère à travers la négociation et la manipulation des élites communautaires. Sur le plan religieux, le régime Syrien intervient dans la nomination de toutes les élites religieuses syriennes à un degré qui n’a pas de précédent dans l’histoire du pays. Et dans une société qui est fragmenté sur le plan confessionnel, le pouvoir intervient également dans les relations « intra-communautaires » pour s’assurer de la fidélité des élites communautaires.
Au niveau du discours et de la mobilisation, un changement important a eu lieu suite à la gestion par le régime de la révolte populaire. Les considérations confessionnelles étaient taboues en Syrie jusqu’à peu de mois. On ne parlait des enjeux confessionnels qu’en petit comité, de manière discrète. Depuis quelques années, les marqueurs identitaires ont commencé à devenir de plus en plus publique. Que ce soit le voile intégral (niqab) dans les quartiers sunnites ou les croix affichés par les chrétiens. Lors d’un voyage en Syrie après la guerre de juillet, j’avais même remarqué que les portraits de Hassan Nasrallah étaient devenus confessionnelles. Lorsqu’on les voyait affiché à côté de la photo du président Syrien, il y avait de forte chance que ce quartier soit Aléouite. Mais même à cette époque, la question confessionnelle restait religieuses, et les Syriens s’amusaient à se moquer du Liban et de son confesssionalisme. Aujourd’hui, le tabou est tombé, surtout après la violence extrême qui s’est déployée à Daraa. Les Syriens sont de plus en plus nombreux à parler de leur appartenance confessionnelle, et surtout à exprimer leur hostilité par rapport à un autre groupe. Et ceci est particulièrement vrai dans les milieux de l’opposition au régime.

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Is Lebanon a failed state?

Posted by worriedlebanese on 15/07/2011

“By most common metrics Lebanon is essentially a failed state”. With these words Ghassan Karam began a post on Hezbollah on one of his blogs: Rational Republic. And as you might expect, that sentence started my blood boiling. Failed state?! by what common metrics?! I asked him the question and started looking into the indicators commonly used to assess if a State is failed or not…

Lebanon's evolution on the Failed State Index

The expression went mainstream thanks to the US’s foreign policy, notably its military interventions in Somalia (Restore Hope in 1992) and in Afghanistan (Enduring Freedom in 2001). Noam Chomsky in his book Failed States: The Abuse of Power and the Assault on Democracy (Metropolitan books, 2006) being the semanticist that he is, showed the uses and abuses of this qualification by the American administration. So we know that the expression was quite useful to the US. But does that condemn the expression to an instrumental use in politics? Can it help us otherwise better understand the countries that are designated as “failed states” ? Let’s look into some indicators before trying to see how pertinent and significant it is to call Lebanon a failed state. I came across these indicators developed by the Fund For Peace for its annual index of Failed States: Demographic Pressures, Refugees & IDPs, Group Grievances, Human Flight & Brain Drain, Uneven Economic Development, Poverty & Economic Decline, Legitimacy of the State, Public Services, Human Rights & Rule of Law, Security Apparatus, Factionalized Elites, and External Intervention.

Looking into their index, we notice that they ranked Lebanon #43 in 2011, after ranking us #34 in 2010, #29 in 2009, #18 in 2008. So basically, we’re climbing higher and higher in the ranking… so things are looking good for us, if we trust these results. But do we? Does anyone feel a sense of positive progress in Lebanon? I know I don’t. So either my impressions are wrong or the Fund For Peace rating lacks accuracy or pertinence.
I’m not going to look into the relevance of each indicator, nor the way that each one has been measured. I’m just going to point out to two basic problems in this type of approach:

  • Its normative aspect. Lying behind the stated indicators are the assumptions on how a state should be.  And quite obviously, this model doesn’t take into account multi-ethnic societies where national identity cannot erase communal identities, and civic ties do not eliminate communal ties. But these are not necessarily mutually exclusive categories, regardless of what our “analysts” or should I say doctrinaires keep on rehashing.
  • Its dependence on exterior, or visible markers while some dynamics are less overt but sometimes more significant. How much informal politics can it monitor or grasp? How deep is its access to information?

A blog entry is no place to look into the accuracy of such processed data or the pertinence of the indicators. But let’s me say a word about the usage of this designation.

“Failed State” as Name-calling: anti-confessionalism’s new cloak
Those who claim that Lebanon is a failed state are usually the same people who argue that there is no citizenship (or citizen rights) in Lebanon… This approach is actually quite prevalent in Lebanon. A friend of mine sums it up under the heading “وين الدولة” (“where is the state”) which is often heard on television and on the streets when citizens voice their grievance. This claim about the state’s absence is equally widespread in academic and NGO circles. And so we hear “نحو المواطنية”، “بناء دولة القانون والمؤسسات”، “القيام بالدولة “، “من اجل المواطنية”… as if neither state nor citizenship existed. This approach is undeniably normative. It goes beyond expressing one’s dissatisfaction with the state’s performance. Actually, it circumvents this question by denying the very existence of the state or citizenship. The reason why the state’s existence (or citizenship) is denied is not grounded on facts. Any liberal would rightly argue that there is actually too much state in Lebanon. It’s an abstract, normative judgement based on a specific idea of what a State (or citizenship) should look like. It all boils down to the fact that many people are displeased by some feature of the Lebanese state that they attribute to what people call “confessionalism”, or more derogatorily  “sectarianism” or more neutrally “communalism”. So all this name-calling is actually grounded on a dislike of communalism in all its manifestation, social, legal, political. Paradoxically, the same people who combat communalism pride themselves in Lebanese diversity. So basically, they want to celebrate plural society but fight any of its manifestations.

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A qui confier la direction générale de la Sûreté générale?

Posted by worriedlebanese on 14/07/2011

Suite au décès de Wafic Jezzini, le poste de Directeur de la Sûreté Générale est vacant. En cela il n’a rien d’extraordinaire. Il ne fait que rejoindre la centaine de postes vacants qui attendent que le Conseil des ministres procède aux nominations nécessaires pour les remplir… Et cela fait de nombreuses années que le Conseil des Ministres remet cette question en raison de la complexité des négociations qui entourent cette question. En effet, non seulement il faut respecter les quotas confessionnels (ce qui en fait devrait faciliter les nominations), mais il faut prendre en compte les allocations de parts entre les réseaux clientélistes et les forces politiques.

La particularité de la vacance du poste de Directeur de la Sûreté Générale tient au fait que les politiciens se disputent aujourd’hui son attribution confessionnelle. Jusqu’en 1998, cette fonction revenait à un maronite qui était généralement nommé par le Président de la République. En 1998, Emile Lahoud a soutenu la candidature de Jamil Sayed à ce poste, alors même qu’il était chiite.

Notons que l’accord de Taef a aboli les quotas confessionnels à l’intérieur de l’ensemble de l’administration publique excepté les fonctions de première catégorie. Toutefois, les règles en cette matière ne sont pas claires. Faut-il suivre le système du partage proportionnel ou celui de la parité? Par ailleurs, aucune disposition ne prévoit des sièges réservés. Et il a même été question de procéder à un système de rotation confessionnelle des sièges. Toutefois, ceci complique les négociations et peut perturber l’action des réseaux clientélistes. D’ailleurs, à ma connaissance, le principe de la rotation n’a été appliqué qu’une seule fois : au début des années 1990 un recteur chiite pour l’Université Libanaise, après une série de recteurs maronites (et un recteur Grec Catholique). Mais la rotation s’est arrêtée-là, et ce poste revient désormais à un Chiite proche de la mouvance Amal. Cela dit, ce qui est intéressant dans le cas de Jamil Sayed est qu’il n’était appuyé par aucun patron libanais, d’ailleurs il entretenait de mauvais rapports avec Rafik Hariri et Nabih Berry, et mêmes ses relations avec Emile Lahoud n’étaient pas toujours au beau fixe en raison de son autonomie et de son pouvoir.

Dans le cas qui nous intéresse, les rumeurs veulent que le Président de la République et le Patriarche Maronite réclament aujourd’hui le retour de ce poste aux “maronites”. Michel Aoun a quant-à-lui déclaré mardi qu’on lui “réclame de récupérer le poste” mais que cela devait être débattu avec “ses” amis, c’est-à-dire ses alliés Chiites, et plus spécialement Nabih Berry qu’il a d’ailleurs nommé. Par ailleurs, le Vice-Président de la Chambre, Farid Makari, et le Vice-Président du Conseil des ministres, Samir Moqbel, semblent tous les deux appuyer l’attribution de ce poste à un Orthodoxe. Alors que d’après le quotidien Al-Liwa’, le Hezbollah proposent à ce poste le Brigadier Général Abbas Ibrahim (numéro 2 du deuxième bureau), proposition que rejette Nabih Berry. Pour compliquer encore plus les choses, le quotidien Daily Star rapporte que Nabih Berryaccepte d’attribuer ce poste à un maronite, à condition que le chef de l’armée soit attribué à un Chiite. Al-Liwa’ nous dit que le raisonnement de Nabih Berry était qu’il existe trois positions sécuritaires importante au Liban: celle de chef de l’armée, de directeur des Forces de Sécurité Intérieur (FSI) et de directeur de la Sûreté Générale. Et qu’il était donc normal que la distribution se fasse entre les trois premières communautés. L’approche “sectorielle” de la répartition communautaire est intéressante. Elle ressemble à celle qui a lieu à l’intérieur de l’Université Libanaise et à l’intérieur du corps diplomatique. A la seule différence que dans ces derniers cas, on est en présence d’un même “corps”, alors que les services de sécurité libanais sont complètement éclatés et sont soumis à des hiérarchies distinctes. Par ailleurs, le raisonnement du Président de la Chambre ne tient pas compte de trois autres postes sécuritaires: chef du deuxième bureau, directeur du service de renseignement des des FSI et le Directeur des Forces de Sécurité de l’Etat. Ceci ramène les postes sécuritaires sensibles à 6…

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The metamorphoses of the Jumblatt bloc

Posted by worriedlebanese on 13/07/2011

A couple of weeks ago, Walid Jumblatt announced the dismantling of the “Democratic Gathering”, a parliamentary bloc that he’s been heading for over a decade. He also revealed the creation of a new parliamentary bloc called  the “National Struggle” grouping the 7 MPs belonging to the Democratic Gathering who nominated Nagib Miqati to the premiership: Walid Jumblatt, Ghazi Aridi, Akram Chehayeb, Wael Bou Faour, Alaeddine Terro, Nehme Tohme and Elie Aoun. Three of these MPs were later to become minister in the Second Miqati government: Wael Bou Faour (minister of Social Affairs), Ghazi Aridi (minister of Public Works) and Alaeddine Terro (minister of the Displaced). Although his parliamentary bloc shrank by more than a third, Walid Jumblatt not only secured the same number of seats in the new government, but also received an extra portfolio (while retaining the two portfolios he had). In fact, his bloc represent today a little more than 5% of the Parliament, but it also makes up 10% of the ruling coalition’s parliamentary weight. So being awarded 10% of the council of ministers (3 out of 30 ministers) is arithmetically pretty fair.

Looking into Walid Jumblatt’s parliamentary bloc can actually tell us a lot about lebanese politics and how formal and non-formal politics interplay.

Territories: political conversion of military conquests 

At the beginning of the millennium, Walid Jumblat’s parliamentarians hailed from four administrative districts: Baabda, Aley, the Chouf (Shuf) and Beirut. The first three districts roughly constitute the territory that Jumblat’s militia had militarily conquered in the 1983 in Southern Mount-Lebanon. As for Beirut, Jumblat had actually conquered part of it but lost that territory in 1985 during the “flag war” (حرب العلم). The fact that his “electoral territory” matched the territories he had conquered militarily in the 1980s invites us to look into the political dynamics that converted military conquest to political gain. Let’s look into the electoral process. Up to 2005, the whole electoral process was managed by the Syrian occupation forces. First, they set the formal rules by adapting the electoral law to their needs. This meant systematic gerrymandering to favour their local allies. Moreover, they also intervened in the process through pressure on candidates, on political alliances and through various techniques of electoral fraud (meddling with voter registration, intimidation at polls, improper vote counting, and pressure on judges surveying the elections). In other words, the Syrian occupation forces set the rules of the electoral game through formal and non-formal methods. Much has been said about the way they interfered through formal methods, that is legal rules. Less has been written about the informal rules that they had set: the way they encouraged “traditional” families and “traditional dynamics” in some regions, and fought against them in others… the way they allowed some allies to dominate one constituency, and refused them access to other regions…

Figure a. The Evolution of the Jumblatt Bloc

In Jumblat’s case, the Syrian allowed him to keep the territory he had conquered during the “war of the mountain” (حرب الجبل), but refused him any expansion in the historical heartland of the Druze, Wadi al-Taym (divided into two constituencies, Rashaya and Hasbaya in which the Druze are a minority but are awarded two MPs). They allowed him to control all public services given to that region (water, education, electricity, permits), gave him full control on the returnees process through which he managed the return of the christian population that he had expelled, allotted him most of the Christian MPs in “his” constituency but forcing him to “share” it with one rival within his community, one that he had a say in choosing, a cousin of his Talal Arslan.
If we look into the makeup of his bloc, we notice that some members are actually part of other political parties or forces: Bassem Sabaa, Antoine Andraos and Mohammad Hajjar are actually part of the Future Movement network, and Antoine Ghanem is a member of the Kataeb Party. This actually shows how MPs are negoticated between communal leaders. It also shows the importance of symbolics. By keeping these MPs in his bloc, Jumblatt reinforces symbolically the territorial dimension of his power. It also shows that “size matters” in parliament, not for voting purposes, but as a reflection of the importance of the leader, his political weight.
As for the communal demographics, we notice that his bloc in 2000 was in majority Christian. Walid Jumblatt actually benefitted one one hand from three features of our electoral law: “communal representation” that allots specific seats to specific communities, Christian MP distribution in constituencies with a Muslim majority, and voter registration according to “origin” instead of residency. And on the other hand, he benefitted from the Syrian occupation forces policy of silencing the Christian opposition, which translated into supporting local christian patrons in Christian constituencies, and distributing Christian MPs between its allied Muslim patrons in mixed constituencies.
In 2005, the Syrian regime were no longer here to enforce its informal rules. So we find Walid Jumblatt conquering a new constituency, Western Beqaa-Rashaya, not militarily but electorally, through his alliance with the Future Movement, who also benefited from Syria’s withdrawal by expanding to new constituencies through communal hyper-mobilisation. This alliances awarded him two new seats, one Druze and one Christian, in exchange for the Christian seats he had to cede to his Christian allies, the Kataeb party and the Lebanese Forces.

In 2009, Walid Jumblatt looses for the first time a constituency, that of Baabda due to changes in the electoral law and the collapse of the Quadripartite alliance. He owes three other constituencies to his alliances with the Future Movement. In Beirut, the communal configuration and the dominance of the Future Movement over the Sunni community is so important that it leaves Walid Jumblatt with very little weight in determining the fate in these elections. As for the Chouf (Registered voters in 2009: 68 561 various Christians, 58 057 Druze,  51 417 Sunni) and Western-Beqaa (Registered voters:  57 751 Sunni, 17 949 Druze, 16 997 Shiite, 29 789 various Christians), neither party would have made it without the support of the other, as the electoral results have shown.

What future for this shrinking and fragile bloc?

The “National Struggle” bloc is by far the most fragile bloc in parliament. As we have see in the two figures, in the past 7 years, it lost over half of its MPs, shrinking from 16 to 7. Moreover, 2 out of its 7 MPs owe their election to the Future Movement, and any opposition from the Future Movement would endanger 4 other seats, including that of Walid Jumblatt (that an alliance with Aoun’s FPM could in that case save).

Figure b. Jumblatt Bloc by Electoral/Administrative district

Now let’s look into Walid Jumblatt’s strong points. He is the undisputed communal leader of the Druze Community. The other two contenders, Talal Arslan and Wi’am Wahab, are no serious rivals. He controls his community’s communal institutions. He has established strong relations with Syrian and Israeli Druze, making him an international communal leader. He also inherited his father’s international network, that he has nurtured even though he has no longer any leftist credential. Walid Jumblatt heads a patronage network that enjoys complete authority on all public services in “his” districts (the ones he had conquered militarily back in the 1980s, I wonder if he has been working on extending them in the Wady al-Taym districts), and he has dominated the Druze employment in the Public Service for over 30 years. So basically, it is in the interest of a Druze voter to vote for Walid Jumblatt’s bloc, because this choice will offer him the greatest advantages. Since his ethnic cleansing of southern Mount Lebanon, he he has positioned himself as the sole defender of Druze interests. Through his leadership, he has given the community a sense of autonomy and security. Because of the absence of a prominent Druze figure within the state institutions, Walid Jumblatt somewhat embodies druze interests.
Moreover, with the current hyper-mobilisation of the Sunni and the Shiite communities, and the communal expansion of both communities into Druze areas, the new communal fears of Druze are not directed toward Christians like they were for the past two centuries, but towards the two major Muslim communities. These elements reinforce Druze communal mobilisation, and the backing of Walid Jumblatt even if his political base disagrees with his political positioning.
So basically, Walid Jumblatt has nothing to fear from within his community. Like many other communal patrons, he has managed to neutralise the institutional norms meant to encourage internal competition within each community. However, his support of the Miqati government is unsustainable. In two years, he will be facing elections and he has very little chances of keeping his seats or constituencies without the support of the Future Movement. This is where the division of his former parliamentary bloc might come in handy. Reuniting the two parts will allow him to reclaim his place as an ally of the Future Movement while maintaining his ties with at least one Shiite party.

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Esquisse d’une opposition en 7 heures et trois minutes

Posted by worriedlebanese on 09/07/2011

Mon intention première était d’analyser les trois journées de débats qui ont précédés le vote de confiance. Mais malheureusement, j’ai commis l’erreur de les suivre sur L’Orient-Le Jour. Ceci revenait à accompagner de très près un camp, celui du XIV Mars®, et de très loin l’autre, celui du gouvernement. Certes, un article de Scarlett Haddad a restitué l’ambiance générale dans l’hémicycle, mais tous les autres articles reprenaient et amplifiaient en choeur les propos d’un camp, et ne rapportait que les réactions de l’autre camp, jamais leur propre discours. Certes, il est généralement plus intéressant de suivre les interventions d’une opposition, puisqu’elles sont nécessairement moins complaisantes, et de ce fait souvent plus éclairantes sur les choix politiques qui se présentent à un certain moment.

Vue sur l'arène

Voeu pieux
Le Premier Ministre, Nagib Miqati, avait annoncé la semaine dernière que “le gouvernement libanais soumettra au Parlement une déclaration ministérielle réaliste et effective, comprenant les idées et les propositions dont l’application est possible dans tous les domaines”. Et il avait espéré “que les séances de discussion de la déclaration ministérielle soient constructives et utiles à tous les libanais, loin des polémiques, des surenchères, du langage de défi et des accusations de traitrise”. Autant dire que c’était un voeu pieux et la politique générale telle que annoncée par la déclaration n’a quasiment pas été discutée. Seule une de ses clauses a suscité de vive polémiques, l’alinéa 14 qui touche au Tribunal Spécial pour le Liban et qui annonce que le “gouvernement, partant de son respect pour les résolutions internationales, exprime son attachement à ce que toute la vérité soit faite sur l’assassinat du président martyr Rafic Hariri et de ses compagnons. Il suivra le cours du Tribunal Spécial pour le Liban créé, en principe, pour dire le droit et faire justice, loin de toute politisation ou de toute volonté vindicative, pourvu que cela ne se reflète pas négativement sur ​​la stabilité du Liban, son unité et sa paix civile”.

A gauche le 8 Mars + CPL ; à droite le XIV Mars et les "indépendants"; au centre la Rencontre Démocratique

Les quatre axes de la polémique 
Les députés du XIV Mars® n’étaient pas là pour discuter la déclaration ministérielle. Ils se sont présentés aux séances de discussion de la déclaration pour exprimer leur grief à l’encontre du Hezbollah et de l’acceptation par Nagib Miqati de sa nomination en tant que chef du gouvernement. D’abord, ils ont asséné leur narratif, celui du “coup d’État du Hezbollah”, du “renversement de la volonté des électeurs” qui auraient donné la victoire au XIV Mars®…
Le premier thème met le doigt sur un problème essentiel dans le jeux politique libanais, celui de la présence d’un groupe politique armée qui a déjà utilisé ses armes à deux reprises pour “trancher” des conflits internes… Le gouvernement de Saad Hariri est certainement tombé en raison du Hezbollah… mais démocratiquement, avec la démission du 1/3 des ministres. Le Hezbollah a exprimé son refus de la nouvelle nomination de Saad Hariri par les armes… mais ceci n’explique pas à lui seul le soit disant “retournement” Joumblatt dont le bloc parlementaire s’est en apparence divisé en deux (mais jusqu’à quand?). Ni le ralliement du “centre” représenté par Nicholas Fattouch, Michel Murr et Mohamad Safadi qui pourtant étaient alliés au XIV Mars®.
Le deuxième thème, celui de la majorité volée est intimement relié au premier. Mais il se fonde sur une mauvaise lecture des résultats des élections de 2009. Le XIV Mars®, ses militants et ses journalistes “engagés”, ont prétendu avoir remporté ces élections, alors qu’en réalité, ces élection avait plutôt consacré les monopôles dans la représentation politique au sein des trois communautés musulmanes, et la division maintenant quasi-paritaire des chrétiens en deux camps (dont le quart relève toujours de formation dominés par un Za’im musulman) avec une figure dominante, celle de Michel Aoun, dont le parti regroupe plus du quart des députés chrétiens. Avec le détachement de Walid Joumblatt en Août 2009 qui avait fait sa déclaration d’indépendance au lendemain des élections législatives, les deux coalitions politico-confessionnelles se retrouvaient à égalité.

Les quatre axes autour desquels se sont articulés leur intervention ignorent en grande partie la déclaration et tous les aspects qui touchent au quotidien des citoyens… Au Liban, on ne s’intéresse pas à la “petite politique”, celle qui a des répercussions directes sur la vie des Libanais… D’ailleurs on s’y réfère souvent dans les déclarations ministérielles, mais bon, au moment de s’exécuter, on préfère le confort de la polémique, la géopolitique, et les grands principes. Et donc voici les thèmes sur lesquels la nouvelle opposition s’est attardée:

  • Le Tribunal Spécial pour le Liban.
  • Hezbollah et ses armes.
  • Miqati et la représentation sunnite.
  • Rafic Hariri.

Il n’y a pas grand intérêt à revenir sur ces discours. Rien de nouveau n’y a été exprimé. En gros, les députés du Mouvement du Futur tels que Nohad Machnouk ou de Fouad Siniora ont asséné les mêmes propos qu’ils tiennent ailleurs et qu’ils répetent par média interposés. Il est clair que leurs discours ne sont pas adressés à leur interlocuteurs, mais à leur propre public. Ce qui est généralement le cas dans les débats parlementaires télévisés. On remarque surtout que le passage à l’opposition n’a pas constitué une rupture dans le discours du XIV Mars. Trois des quatre thèmes sus-mentionés sont dominants depuis 2005. Et d’ailleurs, ils sont abordé de la même manière: une suite de slogans. L’argumentation se place à un niveau théorique et elle vise a susciter une réponse émotionnelle où l’indignation se mêle à la crainte, le tout enrobé d’héroïsme. La seule nouveauté est le thème circonstanciel, celui qui touche à Miqati qui, en écartant le Mouvement du Future du pouvoir, est accusé d’avoir trahis la volonté des électeurs sunnites.

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Retours Martyrologiques

Posted by worriedlebanese on 07/07/2011

En lisant le discours de Ziad Qadri, j’ai appris que son père avait été assassiné. Cela m’a surpris parce que le nom de Nazim Qadri ne figure pas dans la liste des Martyrs du XIV Mars qui est souvent scandée par les politiciens ou les journalistes… et qui d’ailleurs est de temps en temps illustrée sur la télé ou sur les pancartes. J’ai effectué une petite recherche sur google pour me renseigner sur les circonstances qui entourent sa mort et je suis tombé sur cette liste de martyrs. Saviez-vous que la soeur de Joumblatt avait été assassiné à Beyrouth Est un an avant son frère?
A sa relecture, j’ai remarqué que les noms relevaient à peu près du consensus national, c’est à dire qu’ils excluaient certaines personnes pour des raisons essentiellement politiques… d’où quelques rajouts qui ont le méritent de montrer le caractère fragmenté de listes martyrologiques. En cherchant, je suis d’ailleurs tombé sur une liste qui me semble plus intéressantes que d’autres: les assassinats politiques au Liban depuis l’indépendance.

Figures politiques
. Riyad el-Solh, premier ministre du Liban, 17 juillet 1951
. Mohammad Abboud, député, 1952
. Albert Hajj, député, 17 avril 1961.
. Farjallah Hélou, secrétaire du Parti Communiste, 25 juin 1959.
. Naïm Mghabghab, Député Chamouniste, 1959
. Maarouf Saad, 6 mars 1975
. Linda Joumblatt, sœur de Kamal Joumblatt, 21 mai 1976
. Kamal Joumblatt, président du parti socialiste progressiste et leader du Mouvement National, 16 mars 1977
. Tony Frangié, député, chef du parti Marada, 13 juin 1978
. Béchir Gemayel, chef du parti des Forces Libanaises, président du Liban, 14 septembre 1982
. Rachid Karamé, premier ministre du Liban, 1er juin 1987
. Nazim Qadri, député, 21 septembre 1989
. René Mouawad, président du Liban, 22 novembre 1989
. Dany Chamoun, chef du Parti National Libéral, 21 octobre 1990
. Abbas Mousawi, secrétaire général du Hezbollah, 16 janvier 1992
. Elie Hobeika, ancien chef des Forces Libanaises, 24 janvier 2002
. Jihad Jibril, chef des milices du FPLP-CG, 20 mai 2002
. Rafic Hariri, premier ministre du Liban, 21 février 2005
. George Hawi, chef du parti communiste libanais, 21 juin 2005
. Pierre Gemayel, député, membre du parti des Phalanges, 21 novembre 2006
. Imad Moughnieh, responsable du renseignement au sein du Hezbollah, 12 février 2008

Figures médiatiques
. Nassib Metni, directeur du Télégraphe, 8 mai 1958
. Kamel Mroué, directeur du Hayat, 16 mai 1966
. Ghassan Kanafani, rédacteur en chef du Anwar, 8 juillet 1972.
. Edouard Saab, rédacteur en chef de l’Orient-Le Jour, 16 mai 1976
. Salim al-Lawzi, éditeur du magasine Al-Hawadith, 24 février 1980
. Riyad Taha, chef du syndicat des journalistes, 22 juillet 1980
. Gebran Tueni, rédacteur en chef du Nahar, 12 décembre 2005
. Samir Kassir, éditorialiste au Nahar, 1er juin 2006

Figures religieuses
. Musa Sadr, President du Conseil Supérieur Chiite, 31 août 1978
. Hassan Shirazi, 5 mai 1980.
. Albert Khreish, 5 mai 1988
. Hassan Khaled, Mufti de la République, 16 mai 1989
. Nizar Halabi, Chef des Ahbach, 31 août 1995

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