Worried Lebanese

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what’s all the fuss over recongnising Israel about?

Posted by worriedlebanese on 11/10/2006

Talks between Fateh and Hamas have broken down yesterday because of Hamas’ refusal to recognise Israel. Is it just a sad excuse or does Fatah take the “recognition issue” seriously?

So I ask myself, why does’t Hamas recognise Israel?

a) Could Hamas be following the old (and failed) Arab strategy: using recognition as a bargaining card? But this strategy is quite absurd how can you hold talks with an authority you do not recongise? how do you negociate with it? how can you have demands from it and hold it accountable for its actions when you do not even recognise it?

b) Could Hamas be following another logic, not strategic this time, but ideological? Does it refuse to recognise Israel because it considers the country to be racist and discriminatory in its definition as a Jewish state, just as South Africa was during Apartheid. But in that case Hamas shouldn’t be refusing to recognise Israel, but should refuse to recognise
Israel as a Jewish State. But is it in a position to do so? Not only on the grounds but according to international law. While international law condemned Apartheid as a racist form of government, Israel as a Jewish state was instituted by Resolution 181 of the United Nation’s General Assembly…

c) Or is Hamas simply addressing and voicing the suffering of the Palestinian people in a very unpragmatic way? The issue of suffering should be dealt with more seriously. The Palestinian people gave Hamas a strong majority during the last parliamentary elections, so one can suppose its political stands reflect those of the people. And to understand these stands, one should maybe ask what the Palestinian people are feeling. Instead of judging their political stand and actions, one should try to see what they’re trying to voice and where that came from. The emotional background of political stands are very important and feelings and emotions cannot be ignored in the search of political answers.

Arguing for the recognition of Israel
Should the Arabs drop their strategy of bargaining with recognition?
I believe they should. This strategy is absurd and counterproductive.

Israel doesn’t really seek or need the recognition of the Arabs States (or to be more precise, the few of them that are still denying it). It is recognised by most States in the world. And the state of war with its neighbours does not threaten it.
One cannot help wondering how the Arab States kept on denying the recognition with the Israeli State after the signing of the Armistice agreements of 1949…
 

By dropping the recognition issue, the Arabs States and governments could start arguing on the basic issues that matter, such as the welfare of the Palestinians and the Israeli strategy of “facts on the grounds” (that translates through annexations and settlements). It’s only through recognising Israel unconditionnaly and by recognising UN Resolution 181 that the Arabs States and the Palestinian political parties can argue on legal grounds and according to international standards.

6 Responses to “what’s all the fuss over recongnising Israel about?”

  1. naya06 said

    On a bien vu comment en 1993 l’OLP a reconnu l’Etat d’Israël alors que ce dernier s’est contenté de reconnaître l’OLP comme représentant du peuple palestinien (même si au plan de la représentativité, la légitimité de l’OLP ne faisait pas l’unanimité mais c’est pas la question) et n’ont depuis ( 13 ans) pas vraiment réalisé des avancées significatives vers la reconnaissance d’un Etat palestinien ou du moins manifesté explicitement leur volonté d’aller dans ce sens dans un avenir immédiat.
    Peut être que pour répondre à ta question, les raisons du refus de reconnaissance, je pense que
    d’abord ce serait suicidaire aujourd’hui pour le Hamas car un tel revirement à 180% qui va aux antipodes de leur idéologie politique et de leur programme ne pourra aboutir qu’à l’éclatement du mouvement et ils le savent tres bien. Au niveau du timing et de la situation interne dans les territoires, ce serait irréaliste.
    Ensuite c’est certainement, au dela des raisons « idéologiques » le « syndrome »d’ Oslo si on peut dire ça car quelle contrepartie sérieuse et égale Israel est prête à offrir aujourd’hui ? D’autant plus que les sondages effectués auprès de l’opinion publique palestinienne montrent une opposition a faire des concessions dans ce sens quand on voit la poursuite des colonisations et le grignotage continu des territoires occupés. Le Hamas est-il prêt a se mettre a dos la population palestinienne alors que ses déboires politiques ne sont plus à relater.
    Je te conseille de lire un article ecrit par Dany Rubinstein dans Harretz reprit dans Le monde, qui correspond a tes interrogations : « Why recognize Israel ? » il affirme que l’OLP n’a rien gagné de la reconnaissance d’Israel, « le message israélien est devenu sans équivoque : vous, Palestiniens, n’avez aucune chance. Vous avez reconnu Israël et ce que vous avez reçu en échange est la liquidation de tous vos espoirs nationaux. Pourquoi faudrait-il que le Hamas répète cette même reconnaissance d’Israël pour dont nous avons déjà vu les résultats ? »
    Ca peut paraître simpliste, mais c’est exactement ça je pense. ça a le mérite de pointer directement et sans détour le cœur du problème….
    A Israël de jouer.

  2. naya06 said

    I posted my first comment before u complete ur argumentation. U’re rightby saying that Israel doesn’t need the arab ( and Hamas ) recognition, so i think the title should be ” Arguments for the recognition of a Palestinian State by Israel” , this is what it’s all about. It’s also a question of survival, future and identity for these people. but logic, human condition and sentiments do not seem weight heavely in comparison whith the the realities of power. It seems that what matters is what one can take and know how to keep. What better exemple than Israel to put in practice this reality?

  3. L’idée que j’essaye de développer est qu’il faut sortir de la logique de marchandage autour de la reconnaissance d’Israël et aussi de l’approche en terme de symétrie.

    A mon avis, au lieu de renforcer la “position arabe” (bon, il y en a plusieurs mais elles se disent toute en faveur des droits des Palestiniens), la logique du marchandage autour de la reconnaissance l’affaiblie puisqu’elle les met en porte-à-faux par rapport à la légalité internationale et par rapport à l’avis de la majorité des Etats de l’ONU qui reconnaissent Israël. Par ailleurs, comment peuvent-ils négocier avec une partie qui n’existe pas ? En outre, cette approche est une manière de fuir le principe de réalité. Israël est non seulement un Etat qui existe et qui est internationalement reconnu, mais il a même été institué par l’ONU.

    A mes yeux, l’OLP a beaucoup gagné par la reconnaissance d’Israël. Mais là n’est pas la question. Il faudrait se demander ce que la non reconnaissance de cet Etat lui a apporté et ce qu’elle a perdu par cette reconnaissance (depuis Madrid et depuis Oslo). A mon avis, la réponse est simple : rien. Parce que le problème n’est pas à ce niveau, il est ailleurs. Et le poser en ces termes est non seulement contre productif, mais il nous éloigne du défi le plus important: soulager les souffrances des Palestiniens.

    Je pense qu’il faut cesser de voir la reconnaissance et la normalisation avec Israël comme des concessions ou comme l’aboutissement des négociations de paix. Il faudrait au contraire les voir comme le commencement d’une nouvelle dynamique qui devrait aboutir aux rétablissements des droits des Palestiniens. Ceci est vrai aussi bien pour les Etats avoisiants Israël, que pour les forces politiques palestiniennes.

    En somme, il faut sortir de l’état de guerre qui clairement avantage l’armée israélienne puisqu’elle est de loin la plus puissante dans la région. Le fait qu’elle n’a pas réussi à gommer le Hezbollah cet été ne l’a pas affaibli pour autant parce qu’en dépit de cet échec, elle a pu montrer son inégalable puissance de feu et la précision de ses tirs.

    Ce n’est pas par la force, mais par le droit que les Palestiniens pourront éventuellement obtenir gain de cause. Et c’est pour cela qu’il faudra instituer un cadre propice à l’exercice de leurs droits (individuels et collectifs, individuellement et collectivement). Et le droit ne peux s’exercer qu’en temps de paix.

    En ce qui concerne le Liban et Israël, on pourrait imaginer une juridiction mixte qui examine la question de la spoliation des biens juifs au Liban et des biens  en Israël des Libanais et des Palestiniens du Liban.  En outre, le Liban en reconnaissant la résolution 181 de l’ONU pourrait distinguer entre trois catégories de Palestiniens: ceux des territoires que l’ONU a cédé à l’Etat juif, ceux des territoires qui ont été occupés par Israël en 1948 (Galilée occidentale) et ceux des territoirs qui ont été occupés en 1967 (CisJordanie). Ceci n’aura pas de suites juridiques immédiates, mais montrera la distinction entre le statut d’un territoire conquis et d’un territoire cédé par décision internationale. 
    A mon avis, le véritable “champ de bataille” est le retour au droit et à la limitation des effets juridiques des “facts on the ground”, de l’état de faits qui se fonde sur la force (occupation, confiscation de terre, colonisation). En ce sens, les accords de Genève n’étaient pas très bons parce qu’ils s’évertuaient à faire coïncider une certaine réalité juridique à l’état de faits nés de l’occupation de la Cisjordanie par l’armée israélienne (l’administration civile). Or, ceci est une manière d’encourager la poursuite de telles entreprises et de faire primer les faits sur le droit. C’est cette logique qu’il faudra contrer en retournant au droit, en faisant en sorte que ces situations de fait soient encadrées et régies par un droit et des principes juridiques qui les transcendent. En ce sens, il faudra adapter le droit à la nouvelle situation, mais sans pour autant le sacrifier. Par exemple reconnaître le droit de résidence des colons et éventuellement leur acquisition de la propriété en Cisjordanie mais sans pour autant nier la souveraineté palestinienne sur ces colonies ou le droit au dédomagement de la collectivité palestinienne pour la confiscation de terres collectives… Ceci pourra être surveillé par un tribunal mixte israélo-palestinien… 

    Ces suggestions peuvent paraître utopique, et elles le resteront tant que l’on ne se résoud pas à reconnaître la situation sur le terrain tout en affirmant la prééminence du droit et de certains principes juridiques.   

  4. naya06 said

    je pense qu’il faut sortir de l’idée de “position arabe” comme si on etait condamné a toujours aligner notre position à celle des voisins, ce qui dans notre cas a nous, libanais, nous a completement desservi voire ruiné.
    Je suis totalement pour l’ouverture de négociations serieuses entre le Liban et Israel. ça ne pourrait être qur bénéfique pour nous. Mais j’essayais de me mettre dans la logique de ceux qui vivent en territoire occupés et là, quand tu parle de la légalité internationale, je parle de rapport de force. C’est pour ça que l’argumentation parait biaisée a plusieurs endroits, du fait qu’on ne peut pas analyser cette question en regardant dans un seul teléscope.

  5. naya06 said

    J’emets des réserves quant au fait que la guerre de Juillet n’a pas affaiblit Israel et que leur armée est invincible. Quant au gommage du Hezbollah, ils auraient mieux fait de prendre le mal à la racine, depuis 2000, ils auraient pu lui oter toutes les raisons qui continuent à “légitimer” son action, la moindre n’étant pas le retrait total de son territoire et l’arret de la spolitation de son eau et la remise des plans de déminages pour prouver sa bonne foi) et le laisser à cours d’arguments et face au gouvernement libanais et l’opinion politique libanaise, avant de mener cette opération de ” tirs ciblés” comme tu dis, en effet,tellement bien ciblés que tout le pays et sa population y sont passés.
    je partage mieux toute la partie que tu as rajouté concernant la question de la force et du droit et là je trouve les idées audacieuses tres intéressantes.
    Aussi pour la dialectique du débat, tu ne devrais pas ajouter des répliques dans le post anterieur suite a la reponse des visiteurs car ca casse l’ordre de l’enchainement des commentaires et le sens de la réponse a la lumieres des nouveaux rajouts.
    Concernant la dernière idée sur la prééminence du droit, la destruction du mur isralélien dans le sens de l’avis de la CIJ pourrait servir de premier pas en avant. C’est là que la mauvaise foi israélienne illustre a quel point le droit de la force prime sur la force du droit et de la légalité internationale.

  6. […] I came across a thoutful post and why the issue of recodnition of Isreal is so contenctious. The Worried lebanese Blog has an interesting take on this:  a) Could Hamas be following the old (and failed) Arab strategy: using recognition as a bargaining card? […]

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